La vie en rose

2 semaines.

Dans quelques heures, cela fera deux semaines, qu’une soirée paisible a précédé une nuit chargée de surprises et d’émotions. Un moment hors du temps, attendu depuis des mois, dont les signes annonciateurs étaient pourtant guettés depuis des semaines. Et finalement, alors que j’avais baissé la garde et remis à plus tard les derniers préparatifs, la Petite Snottneuse est arrivée sans crier gare au beau milieu d’un long weekend, comme une petite fusée, pressée de sortir, pressée de grandir, pressée de vivre et de faire vivre. Les bras et les mains grand ouverts, comme dans une chanson de Goldman. Un cadeau d’hier à demain ou plutôt l’inverse, un cadeau de demain à hier, un joli trait d’union entre les générations.

Depuis deux semaines, on voit la vie en rose, même si elle semble passer encore plus vite et filer entre nos doigts. Du rose à tous les étages, autant sur son doux pelage que pour ses tout petits ramages. Du rose mais pas que. Car depuis deux semaines aussi, les nuits sont presques blanches et les cernes complètement mauves. Parfois, en fin de journée, ma poitrine voit rouge et mes hormones chantent le blues (air connu ♫).

Deux semaines déjà. Deux semaines seulement et pourtant cette impression qu’on se connaît depuis longtemps. Et ces gestes qu’on oublie pas, et ceux qu’ on réapprend, c’est pas comme le vélo, la vie nouvelle avec un tout petit être. Un deuxieme enfant ca reste une première, ca bouscule tout aussi énormément, dans les cœurs et dans les corps, dans nos vies et dans nos codes. En chavirant de bonheur on essaye de ne pas boire la tasse, on s’accroche à notre radeau et pour tenir le cap des journées sans répis et des nuits sans sommeil, le matin venu, on contemple la fraternité que l’on vient de créer.

Il y a deux semaines,  une toute petite fille a fait naître un  grand frère et c’est ça l’important, plus que le rose, le mauve, le bleu et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Un calendrier de l’Avent

Comme avant.

Cette année, pour la première fois, on s’est plongés dans la magie de Noël version enfant. Jusqu’alors, et même après la naissance du -plus si- petit Snottneus, ma magie de Noël version grande personne, c’était principalement les agapes et les achats compulsifs chez Dille & Kamille (et les Petits verres de Chartreuse jaune). Avec l’âge, les blocus à l’unif et l’indépendance financière croissant de paire avec ma témérité gustative,  j’avais un peu oublié ce que c’était la vraie magie de Noël, celle de quand j’étais une petite fille (avec, à peu de choses près, la même tête et la même coiffe que le Snottneus). J’avais oublié l’attente, le mystère, les histoires, la chaleur des pyjamas et  du feu de cheminée même s’il y en a eu 5 différentes, des cheminées.

Dans la nouvelle maison, au fond d’une caisse, en dessous de mes belles décorations de Noël, j’avais même oublié mon calendrier de l’avent. Celui qui pendait dans ma chambre d’enfant, celui qui était préparé avec  amour par celle à qui il appartenait avant moi et pour qui il a été patiemment brodé en 1961.

Une calendrier scandinave mais sans design minimaliste, un calendrier danois avec plein d’amour, de souvenirs, de traditions aussi. Un calendrier pleins d’émotions, celles qui nous font regarder en arrière avec serenité et qui nous font aller de l’avant. IMG_0298

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Des cadeaux pour les petits 

À la Stromae.

Qui dit Décembre dit Noël, et qui dit Noël dit cadeau. Qui dit cadeau dit shopping et qui dit shopping dit folie.

 Enfin, moi je le dis. Alors je me lance (touin. touin touin touin. touin touin touin touin touin touin. )

Malgré des crises aiguës et régulières d’achat compulsif, j’ai horreur de faire du shopping et encore plus quand il faut acheter quelque chose en particulier (sauf si ça se mange). À chaque Noël, c’est la galère, j’erre sans fin dans les magasins, je regarde, je compare, j’imagine la tête de l’intéressé(e), je change d’avis, je désespère, je craque ou je tiens bon, ressortant bredouille et sans rien à mettre sous le sapin …avant un ultime sursaut d’efficacité le 23 décembre.

Cette année, pour les cadeaux et en particulier ceux  destinés à mon Snottneus, qui moua féjui touchours bien fase *, j’ai décidé de me simplifier la tâche en ciblant un peu mieux mes emplettes.  Pour commencer, je me suis inspirée des jolies sélections proposées par les Belgomums, qui sont toujours de bon conseil et pas uniquement en matière d’idées cadeaux. Allez voir leurs articles postés sur la page Facebook du collectif.

Et puis en ce qui me concerne,  je me suis inspirée d’un petit texte qui circule régulièrement sur les réseaux sociaux au visuel plutôt bof mais au message totalement percutant. En bref, ce petit texte dit : à Noël, plutôt que d’acheter des produits à des grandes multinationales, c’est l’occasion de faire vivre des artisans en faisant nos courses de cadeaux chez eux. Je l’aime bien ce texte (sauf le visuel) et je rajouterais aussi une catégorie, pas forcément des artisans ou alors de leur propre bonheur professionnel : des mamans créatives et entrepreneures. Lire la suite

Une jolie chaise

J-7

Dans une semaine, le Petit Snottneus ne sera plus si petit. Dans une semaine, il ne sera plus un bébé mais un petit écolier, avec son cartable et dedans, sa farde, ses étiquettes et ses crayons de couleurs (Et doudou Eugène tout au fond, au cas où). Il est grand maintenant, mon Snottneus.

A la nouvelle maison aussi, il est n’est plus un bébé. Des petits slips sont apparus dans sa commode, un nouveau lit attend sagement d’être monté par un grand-père ingénieux et moi tout seul ponctue la majorité de ses phrases. Il grandit, il pousse, il mousse. Progressivement, il abandonne ses réflexes et ses habitudes de bébé, parfois sans être tout à fait prêt pour l’étape suivante. C’est comme ça qu’on a relégué au grenier une chaise haute, pourtant joliment relookée  à coup de peinture et de toile cirée. Mais aussi jolie soit-elle, la chaise haute a été répudiée par le Petit kaiser  Snottneus au motif, bien légitime, qu’il ne savait en descendre ni y monter … tout seul. 

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