Quatre ans

Toi.

Quatre ans déjà. Quatre ans et presque toutes tes dents. Quatre ans ce midi, que tu es sorti de mon ventre, quatre ans, après cette longue nuit, que tu es entré dans nos vies. Quatre ans tout pile, pour l’état civil. Quatre ans et 8 mois pour lui, ton Papa, quelques heures de plus pour moi, ta Maman, depuis cette après-midi de janvier où l’on a su que tu existais, sans trop savoir où cela nous mènerait.

Et pour la première fois ici, où tu es mon -plus si petit – Snottneus, je te parle comme s’il n’y avait que nous, comme si c’était une lettre que peut-être un jour tu retrouveras, quand tu seras plus grand encore, quand je serai plus vieille aussi. Quand ce sera toi le grand et moi la petite, un moment que j’espère lointain mais que j’espère quand même. Parce qu’aujourd’hui je vais te regarder plus émue qu’à l’accoutumée, je vais me remémorer tous les détails de cette journée de septembre 2012, ces petits riens qui ne font pas l’histoire mais qui tissent le coeur des mamans. Je vais me souvenir des heures avant, des heures pendant et des heures après, de ces premiers moments à nous trois et puis aussi un peu à nous deux. Parce qu’entre un caca-boudin et un gateau super-héros, entre les bisous prout et les cadeaux tu n’auras que faire de ces sentiments qui parfois me submergent. Je les couche ici à l’encre virtuelle, pour plus tard, si un jour tu veux savoir. Lire la suite

Merci 2015

Hey toi, avant de partir … Oui, toi, avec tes valises :

Je sais, tu n’es qu’un concept abstrait, tu n’as pas trop l’habitude qu’on te parle et encore moins qu’on te tutoie. Je te rassure, moi non plus je n’ai pas l’habitude de parler aux années, pas plus qu’aux mois et aux jours. Parfois un peu aux nuits. Mais ce soir, ton avant-dernier soir, j’ai envie de t’apostropher, de t’interpeller et puis aussi, de te remercier.

On ne s’est pas trop parlé à tes débuts, j’avoue que je n’avais rien à te dire. L’année qui t’a précédée m’a plutôt déçue, j’ai eu l’amère impression d’avoir fait un tour sur moi-même et de me retrouver à la case départ. J’ai donc préféré t’ignorer. A trop attendre des autres, on est forcément désappointé. Faut dire aussi que t’as pas super bien commencé et, sans vouloir être vexante, à maints égards, tu t’es même empirée. C’est pas moi qui le dit, c’est le monsieur tout sérieux dans la télé.

Mais au mien, d’égard, tu as été surprenante et généreuse. Oh tout n’a pas été rose, tu as été rude avec tant de gens, nos amis, leurs amis ou des inconnus. Je ne pense pas que tout le monde gardera un bon souvenir de toi, tu t’en doutes bien.  Mais ce soir, alors que je contemple mes 9 meilleures photos de mon compte Instagram en 2015, comme tant d’autres,  j’ai cependant bien envie de te remercier pour ce que tu m’as apporté.IMG_0578

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Un calendrier de l’Avent

Comme avant.

Cette année, pour la première fois, on s’est plongés dans la magie de Noël version enfant. Jusqu’alors, et même après la naissance du -plus si- petit Snottneus, ma magie de Noël version grande personne, c’était principalement les agapes et les achats compulsifs chez Dille & Kamille (et les Petits verres de Chartreuse jaune). Avec l’âge, les blocus à l’unif et l’indépendance financière croissant de paire avec ma témérité gustative,  j’avais un peu oublié ce que c’était la vraie magie de Noël, celle de quand j’étais une petite fille (avec, à peu de choses près, la même tête et la même coiffe que le Snottneus). J’avais oublié l’attente, le mystère, les histoires, la chaleur des pyjamas et  du feu de cheminée même s’il y en a eu 5 différentes, des cheminées.

Dans la nouvelle maison, au fond d’une caisse, en dessous de mes belles décorations de Noël, j’avais même oublié mon calendrier de l’avent. Celui qui pendait dans ma chambre d’enfant, celui qui était préparé avec  amour par celle à qui il appartenait avant moi et pour qui il a été patiemment brodé en 1961.

Une calendrier scandinave mais sans design minimaliste, un calendrier danois avec plein d’amour, de souvenirs, de traditions aussi. Un calendrier pleins d’émotions, celles qui nous font regarder en arrière avec serenité et qui nous font aller de l’avant. IMG_0298

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Un compromis

Signer des papiers.

Aller voir les banques, prendre rendez-vous chez le notaire, faire des calculs et encore des calculs, des prévisions et des estimations. Faire des plans, les rêver, les confronter à la réalité, les adapter. Fixer des dates, jongler avec les calendriers, le sien, le mien, les leurs. Se réjouir et se stresser, les deux en même temps. Penser peinture, meubles, rénovations et ré-organisations. Imaginer, quand on y sera … comment ce sera.

Il y a un an, je n’attendais que cela. Franchir le cap, avec un business plan solide entre mes mains. Ouvrir un endroit qui me ressemble, pour gagner ma vie et pas qu’au sens économique du terme. Investir et m’investir dans une nouvelle vie professionnelle, faites de hauts et de bas, de peines et de joies. Sauf que ce cap-là, je ne l’ai pas franchi. Trop de bas, trop de peines pour combien de joies ? Un beau projet, certes, mais à la rentabilité limitée. Lire la suite