Une petite tarte poires-roquefort

Tradition.

On les transmet, on les respecte ou on les délaisse. Parfois même, on les créée. A Noël, j’en respecte beaucoup, j’en délaisse si peu et j’en ai créée une sous forme de tarte. Aux poires fraîches et au roquefort, avec un petit quelque chose en plus : du spéculoos émietté et des cerneaux de noix. C’est ma tarte traditionnelle que je prépare pour mes amies, et qu’on déguste avec un bon verre de rouge tout en faisant le point sur l’année écoulée, les joies et les déceptions passées et à venir. Parce que Noël, ça ne se fête pas qu’en famille.

Cela fait quelques années. Des amitiés se sont défaites, d’autres se sont nouées. Les joies et les peines sont toujours au rendez-vous, la tarte aux poires et au roquefort aussi. Et le verre de rouge aussi. Mais cette année, c’est spécial. J’ai décidé de régler un gros problème : la splotchitude de la dite tarte.

Décembre est en plein dans la saison des poires fraîches – belges –  donc je trouverais dommage d’utiliser des poires en conserve, qui auraient pourtant une bien meilleure tenue. Alors après une longue réflexion et quelques investigations pratiques, j’ai mis au point une version revisitée de ma traditionnelle tarte qui est passée en portion individuelle (sans pour autant être une tartelette, parce que je déteste ce mot) et qui se cuit en trois temps au lieu de deux.

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Des verrines acidulées betteraves-ricotta

Rose Flash.

Ca jure un peu avec le rouge et le vert ambiants. Mais pour moi, les betteraves ça se mange aussi et surtout à Noël, sur un sursmørrebrød de pâté de foie et parsemé d’oignons frits (une exception à ma phobie des oignons). C’est chez ma grand mère adorée, la grande viking, que j’ai découvert cette tartine étonnante, summum du sucré-salé-acidulé typique de la cuisine scandinave. Elle nous en préparait toujours à cette période, après avoir fait un stock de betteraves en pots et d’oignons frits au marché de Noël de l’Eglise danoise de Bruxelles, qui se tient toujours l’avant dernier samedi de novembre et dont elle n’a manqué qu’une édition, celle qui a précédé son départ.

Quant au pâté de foie, elle le faisait elle-même, avec amour, et c’est probablement ça qui lui donnait tout son goût. Désormais, je n’ai plus beaucoup de plaisir à manger ces smørrebrød, sans elle et devant le Beau Gino qui se pince le nez en disant Pouah et le Petit Snottneus qui trouve ça très amusant de l’imiter.

Comme chaque année, je suis retournée en novembre à ce marché de Noël, pour le côté émotif mais aussi pour faire des stocks de betteraves en pots et d’oignons frits. C’est un pèlerinage. Parce que des betteraves rouges et des oignons frits, on en trouve au supermarché du coin. Mais bon, vous savez, l’émotion, les souvenirs … toussa toussa.

Une fois rentrée chez moi, je me suis demandée ce que j’allais bien pouvoir faire avec tous ces pots de betteraves. Et puis je me suis souvenue d’un délicieux brunch chez Henri & Agnès à Bruxelles où j’ai pu goûter une savoureuse préparation à base de betteraves et de grenade. Et puis mon surgélateur est tombé en rade, et j’ai du me débarrasser de tout ce qu’il y avait dedans. Dont un sac de framboises surgelées. Je me suis dit que ça ferait l’affaire.

L’affaire pour quoi ? Pour des petites verrines acidulées et croustillantes ricotta-framboises-betteraves rouges, qui ont fait le bonheur de mes 4 copines d’unif qui venaient manger le soir même.

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Ca vous dit  ? Allez hop, je vous explique.

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Une tartinade au curry et à la coriandre

Des phases.

On en a tous. Des périodes pendant lesquelles on fait une fixette sur un ou plusieurs aliments, de manière disproportionnée sans rater une occasion d’en préparer et surtout d’en manger. Je sais ce que vous pensez tout bas : Belle Ginette, elle fait une fixette sur le pain de viande. Oui sauf que cette fixette, elle est permanente 🙂 Non, ma phase soudaine et passagère du moment, c’est la coriandre, une herbe qui me laissait auparavant plutôt indifférente et qui aujourd’hui, bénéficie de toute mon affection (culinaire, cela va sans dire). Principalement dans des soupes et des trempettes mais aussi dans des guacamole et des sandwich ou encore au restaurant, je mange ma coriandre décorative jusqu’à la dernière branche !

Bref, sur base d’une vieille recette de trempette apprise lors d’un cours de cuisine, j’ai mis au point cette tartinade hyper facile à préparer, très bon marché et très bon tout court d’ailleurs.

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Un pesto de fanes

Jamais deux sans trois.

Après le pesto de betteraves et le pesto de roquette, laissez moi vous présenter le petit frère : le pesto de fanes. Les fanes, vous savez … c’est la partie verte des carottes, qu’on ne voit que dans les livres pour enfants puisque la plupart du temps, les carottes sont vendues sans leur touffe verte. On en oublierait presque leur existence. Bon, sauf ceux qui ont un potager (personne quoi).

Bref, l’autre jour j’ai commandé mes courses en ligne et notamment des carottes. J’ai toujours des carottes en réserve. En bâtonnets avec une mayo au wasabi, à la vapeur avec une tige de romarin, en soupe avec du curry rouge et évidemment, en stoemp avec des saucisses et une sauce à la Leffe. Dans le genre bon marché, aussi facile à conserver qu’à cuisiner, les carottes sont imbattables.

(re) Bref, avant-hier, j’ai reçu ma commande et quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu deux crinières vertes sortir de mon panier : j’avais confondu carottes en vrac et carottes en bottes.  Et les carottes en bottes, ça devrait plutôt s’appeler carottes avec les fanes. Vous ne trouvez pas ? J’ai d’abord râlé et puis je me suis dit que ce serait l’occasion d’essayer d’en faire quelque chose de comestible. Oui mais quoi ?IMG_1142

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