Ce qu’il sait de l’enfant que j’étais

Bis repetita.

Il en sait des choses, mon Snottneus, du haut de ses 4 ans. Des choses qu’il observe, des choses que je lui explique, des choses qu’il apprend à l’école et des choses que lui racontent ses grands parents,  fournisseurs officiels de bonbons, de tartines au choco sans les croutes dans le canapé et d’anectodes croustillantes au sujet de sa maman.

Il sait les bêtises, pas toutes. Il sait l’effronterie, un peu. Il voit la ressemblance, quand il regarde les photos encadrées d’une petite fille au cheveux courts, qui lui renvoie son reflet, presque traits pour traits, deux paires d’yeux malicieux qui se font face, separés par un morceau de verre et trentes années lumière.  Il sait qu’il a de qui tenir. Il sait qu’on reste toujours un enfant, même quand on devient grand, ne fut-ce que l’enfant de sa maman, c’est pas pour rien que je le lui répète tout le temps. Il sait tout ça.

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Les jours où il fait moche 

La bonne excuse.

Ce mois-ci, l’un des plus froids et déprimants de l’année (avec février), les Belgomums vous livrent pleins de conseils et d’idées pour occuper vos Snottneus, les jours où il fait moche, quand il  n’y a pas d’anniversaire, de réunion de famille, ou même de grand soleil dans un ciel glaçant, ni même de neige pour en faire un bonhomme affublé d’une carotte. L’angoisse, le stress, la situation d’urgence mentale : trouver un truc à faire pour les occuper avant qu’ils ne démontent la baraque. Si c’est le sentiment qui vous envahit en regardant par la fenêtre (de votre smartphone), allez lire leurs articles. Quand à moi, je ne passe pas mon tour mais je fais ma mauvaise éleve, celle du fond la classe, près du radiateur, qui rêvasse.

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Les imparfaites

Toutes.

Il y a autant de mères que de femmes et même plus, il y a parfois plusieurs mères dans une femme et plusieurs femmes dans une mère. Tantôt cool, tantôt poule, parfois louve, parfois loutre. Mais toutes les mères sont imparfaites. Parce que la perfection n’est pas de ce monde et quand bien même elle le serait, quelle mère aurait le temps de la pourchasser, entre des nez à moucher, des pettes à essuyer, des ponts à construire, des bouches à nourrir,  des ambitions à assouvir et des blogs à écrire. Et pourtant, nous les blogueuses, nous travaillons dur à la construction de notre univers virtuel, dans lequel on distille le beau, le bon et le blanc de nos vies. Les mamans blogueuses n’échappent pas à la règle, elles y contribuent largement, se révélant souvent source d’inspiration mais aussi parfois, de manière plus latente, source d’oppression entre elles ou pour les autres mères qui les suivent.

C’est tout un débat, cette question de savoir si c’est bien d’édulcorer nos vies pour les présenter à nos lecteurs plus blanches qu’elles ne le sont réellement, d’écrèmer notre quotidien pour n’en retenir que ce qui est enviable en taisant ce qui l’est moins. Personnellement, cette question m’a longtemps taraudée et notamment lorsque plusieurs de mes amies m’ont fait remarquer le décalage entre ma vraie vie et l’image que j’en donne sur la toile.  Lire la suite

Un mois qui me plaît

Joli Mai.

Un mois féminin, rose et blanc dans mon esprit adepte de synesthésie. La synesthésie, ce phénomène neurologique par lequel certaines personnes – dont moi – colorent les chiffres, les lettres de l’alphabet, les jours de la semaine et les mois de l’année. Un truc de tsoin-tsoin comme dirait le Beau Gino.

Un mois qui se termine et qui ne sera plus jamais un mois parmi d’autres dans le calendrier. Mai, le mois des ponts, des blocus, des premières terrasses, des jambes couleur aspirine sous les jupes des filles (les miennes en tout cas). Cette année, Mai me plait, il est devenu spécial, comme Septembre, le doux orange. Ces deux mois pourraient finir gravés à l’encre bleue sous ma peau, ils sont deja gravés un peu dans mon coeur et aussi beaucoup dans mon corps. Tant que je vivrai, j’aurais des choses à fêter, à me remémorer et à espérer, au cinquième et au neuvième mois de l’année. Le premier mai, j’étais rondeurs et impatience. Lire la suite