Un mois préféré

Ainsi s’en va Septembre.

Sans article, sans bricolage et même sans recette. C’est pas faute d’avoir essayé pour la millième fois de faire des meringues. Une humeur, une seule, nostalgique, maternelle pour mon grand Snottneus, parce que Septembre est à lui, à son image : doux et tendre.

Mais pas d’autre article, non. Quelques photos sur Instagram, si rapide, si facile, quelques lignes sur Facebook pour garder le contact. Il n’y a rien qui manque. Ni l’envie, ni le temps, ni l’énergie, ça se trouve. En fait, oui, il y a quelque chose qui manque : le rythme.

Depuis quelques années, Septembre est le mois qui me bouscule, qui change mon rythme, qui change ma vie, la vraie, la quotidienne et la professionnelle. C’est en septembre que j’ai été confrontée pour la première fois à la mort, c’est en septembre que pour la première fois, j’ai donné la vie. C’est en septembre que pour la première fois aussi j’ai donné ma démission, même si c’était pour de faux, parce que j’avais un filet de sécurité en dessous de mon élan. Et c’est deux fois en septembre, que je suis retournée travailler après quelques mois à chercher la fille que je suis vraiment  et cette année après quelques mois de tendresse avec la petite fille que j’aime tellement. Lire la suite

Une rentrée

Rentrée de vacances.
Rentrée des classes.
Une rentrée dans le monde professionnel.

De retour dans ce Bruxelles maussade, il me semble que j’ai beaucoup de choses à vous dire. De ces vacances féériques avec le Beau Gino et le Petit Snottneus, dans une Toscane généreuse à tous points de vue. De ce projet de magasin, développé, étudié, adapté et finalement abandonné parce que pas assez rentable. De ces questionnements intenses au sujet de mes envies et de mes capacités, affectives, économiques, temporelles, et physiques. A court comme à long terme. Et enfin, de cette proposition inattendue qui m’a été faite et qui me fait redistribuer toutes les cartes. Du moins celles que j’ai en main.

Je me demande comment je vais agencer tout ça et quel fil conducteur je vais bien pouvoir donner à cet article. Déjà parce qu’à la base, je ne pensais pas, il y a encore quelques semaines, que je l’écrirais. Alors une fois n’est pas coutume, pas de métaphores et autres analogies imagées. Ca viendra comme ça sort.

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La tête dans l’essuie

C’est une des expressions favorites du Beau Gino.

Joueur de tennis et même ancien champion du Brabant Wallon – Waouhou Waouhou – , le Beau Gino utilise souvent des expressions inspirées de son sport préferé : monter au filet, se croire à Roland  et être la tête dans l’essuie.

Etre la tête dans l’essuie – et non avoir la tête dans l’essuie – c’est se retrouver dans une situation similaire à celle dans laquelle sont les joueurs de tennis, assiss sur le banc avant le changement de côté et quand le match ne tourne pas à leur avantage. Comme vous le savez sûrement, le tennis, ce n’est pas qu’une histoire de balles et de raquette. Ca se joue aussi dans la tête et aucun match ne se gagne sans un mental de feu. C’est pourquoi certains joueurs, en passe de se prendre une raclée, reprennent des forces au niveau mental en se mettant la tête dans l’essuie. Après une barre protéïnée et 5 minutes la tête dans l’essuie, c’est reparti mon kiki pour envoyer des scuds de l’autre côté du filet. On en connaît à qui ça a bien réussi : IMG_1263

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Une page – pas si – blanche

Le temps de l’écriture.

J’ai réfléchi. J’ai investigué. J’ai rencontré des hommes et des femmes. Beaucoup de femmes, qui, comme moi ont décidé de se mettre à la recherche de leur bonheur professionnel. Ou qui l’ont déjà trouvé et apprivoisé. Car le bonheur professionnel n’est pas une chose aisée à trouver et encore moins à construire. Certes, il s’imagine, il se rêve mais pour qu’il devienne réalité, il faut le bâtir de nos blanches mains, manches retroussées et incertitudes neutralisées. Ou presque.

Concrètement, de quoi s’agit-il ?

Pas de briques ni de ciment mais des pages virtuelles et un clavier. Beaucoup de post-it, quelques feuilles volantes, des brochures et des séances d’informations. Comme le slow food, ça mitonne de longues heures durant, un Business Plan. Ou un plan d’affaires, c’est selon.

Des heures qui deviennent des jours puis des semaines, au gré des rencontres et des estimations, des prévisions à la grosse ou à la petite louche. Bientôt, cela fera 6 mois que je me suis lancée à la recherche de ce que je pensais n’avoir jamais trouvé : une activité épanouissante, me permettant d’assouvir mes besoins créatifs et sociaux, qui ne me fasse pas regretter d’avoir déposé le Petit Snottneus à la crèche et nourrisse aussi mon compte en banque.

6 mois ça commence à faire long. C’est un semestre, une présidence de l’Union européenne, un séjour Erasmus. C’est presque 3 saisons et la moitié d’une année civile pendant laquelle  j’ai fait beaucoup et peu de choses en même temps.

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