Pour Arthur

3 pommes

Il s’appelle Arthur. Comme un vieux roi ou comme un jeune poète. Ou bien comme un petit clown. Oui plutôt comme un petit clown. Car il n’avait rien d’austère, que du contraire. Rire et faire rire, manger et câliner, voilà le programme de ses journées. Sauf qu’il y a deux ans, Arthur est devenu une étoile, emporté trop vite par une virulente méningite. Trop vite, trop tôt, trop tout.

Arthur, un petit bonhomme de presque 10 mois, brille désormais là-haut et a comme objectif de devenir une bonne étoile. Il l’est déjà, evidemment, car depuis un an, son Papa et sa Maman, récoltent des fonds en son nom, le nom de sa fondation.

Arthur Forever, c’est la mémoire d’un petit clown, c’est un soutien à la recherche médicale pédiatrique mais pas que. En souvenir de leur fils, Anne-Sophie et Martin sensibilisent à ce qu’ils ont vécu tous les trois : les maladies infectieuses, le don d’organes et le soutien aux parents en deuil.

L’a.s.b.l. oeuvre également pour la sensibilisation au don de sang et soutient activement l’intervention de docteurs très particuliers auprès des enfants : les Docteurs Zinzins, une sacrée bande de (grands) clowns, artistes professionnels qui ont pour mission de faire rire les enfants. « L’arrivée des clowns à l’hôpital a permis de mettre en lumière l’importance du rire et du rêve dans le processus de guérison. Il est plus facile de soigner un enfant heureux. Les clowns offrent aux enfants malades la possibilité de s’evader par le rire et le jeu et de garder un espace d’imaginaire pour faire face à la maladie ». Arthur, lui, n’a pas eu l’occasion de les rencontrer mais il ne fait aucun doute qu’il les aurait adoré.

Pour soutenir les Docteurs Zinzins ainsi que les autres démarches, Arthur Forever récolte des fonds grâce à une multitude d’activités : marchés de Noël, ventes aux enchères, évènements sportifs et notamment, les 20 km de Bruxelles qui, cette année, se tiendront le dimanche 28 mai prochain. Lire la suite

Une frangipane

Facile gourmandise.

C’est un tout petit billet que je vous propose aujourd’hui, comme ces petits bisous qu’on dépose en haut de la nuque, ces doudouces du bout des doigts, sans chichis ni tralalas.

A l’école du Snottneus, pas encore d’élocution ni de poésie à réciter mais chaque semaine, une recette à réaliser par des petits élèves concentrés. Au mois de mai, ce sera le tour de mon  apprenti-pâtissier qui a choisi pour « sa recette » : une frangipane. C’est l’un des gâteaux préférés de son papa, qui affectionne autant la version boulangère que la version industrielle, à la date de péremption quelque part dans le prochain millénaire.

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Ce qu’il sait de l’enfant que j’étais

Bis repetita.

Il en sait des choses, mon Snottneus, du haut de ses 4 ans. Des choses qu’il observe, des choses que je lui explique, des choses qu’il apprend à l’école et des choses que lui racontent ses grands parents,  fournisseurs officiels de bonbons, de tartines au choco sans les croutes dans le canapé et d’anectodes croustillantes au sujet de sa maman.

Il sait les bêtises, pas toutes. Il sait l’effronterie, un peu. Il voit la ressemblance, quand il regarde les photos encadrées d’une petite fille au cheveux courts, qui lui renvoie son reflet, presque traits pour traits, deux paires d’yeux malicieux qui se font face, separés par un morceau de verre et trentes années lumière.  Il sait qu’il a de qui tenir. Il sait qu’on reste toujours un enfant, même quand on devient grand, ne fut-ce que l’enfant de sa maman, c’est pas pour rien que je le lui répète tout le temps. Il sait tout ça.

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La fête des coeurs

Don du coeur.

Aujourd’hui je vois des cœurs partout. Des cœurs à manger, des cœurs à coller. C’est fou, tout ce qu’on peut faire avec un cœur. Un cœur, ça s’entend, ça se brise, on peut l’avoir sur la main ou au bout des lèvres. Un cœur ça se serre aussi, ça se fend, c’est fragile. On peut le réparer, de mille façons possibles, avec de la glace au caramel, avec un bistouri ou avec des engins électriques. Un cœur, ça bat et parfois ça se bat. Un cœur, ça se guette, quand il est aussi petit qu’un grain de riz et bien plus tard, ça fait des crises, parfois banales, parfois fatales. Lire la suite