Cette année-là

2016

Cette année que tout le monde déteste, cette année dont on a hâte de voir la fin dans quelques heures. Cette année qu’on ne regrettera pas, qui nous a brisé le coeur, de ces premiers attentats à Bruxelles à ce dernier Noël de George Michael. Cette année si difficile, dans le journal. Difficile pour ceux qui aiment les acteurs subtils, ceux qui aiment les chanteurs audacieux. Pour ceux qui aiment l’Europe et en son sein, le Royaume-Uni. Terrible, pour ceux qui aiment Bruxelles, Nice, Berlin ou Istanbul, pour ceux qui aiment ceux qui s’aiment, peu importe leur sexe, leur religion ou leur origine.  Partout dans le monde, pour ceux qui aiment la vie, l’inscousciance, le métro et la liberté. Fatale, pour tous ces oubliés de la Méditerannée.

Cette année si difficile sous notre toît également. Pour toutes ces disputes stériles mais ravageuses, pour cette fatigue parfois insurmontable et pour ces pleurs incompréhensibles. Pour tous ces termes médicaux, ces médecins incompréhensibles eux aussi, pour ce cancer foudroyant qui a brisé une vie en moins de deux saisons, pour ce deuil dont on commence à sortir enfin. Oui difficile aussi pour ces cheveux qui tombent sans qu’on ne sache bien pourquoi, pour cette cortisone à forte dose qui a déformé mon corps et broyé les restes de ma confiance en moi. Pour tous ces moments où je me suis sentie perdre les pédales.  Pour le Beau Gino, parce que maintenant, c’est le lui le grand, définitivement.  Pour le Snottneus, confronté à la maladie, à la mort et au chagrin inconsolable.

Presque inconsolable. Presque, car sous notre toît, nous avons tous été consolés par un soleil, une petite fusée, pressée de manger, pressée de grandir et qui après deux mois de pleurs, ne cesse de sourire et même de rire !

Un petite fille aux boucles blondes, un mini-Gino, une Madame Sourire, une Simonette  ….  la Petite Snottneuse. Pour elle et grâce à elle, je veux me souvenir de 2016 comme l’année de l’Amour qui triomphe sur la rancoeur, de la tolérance qui triomphe sur l’obscurantisme et surtout, de la Vie qui continue, de la Vie qui est plus forte que la mort. Et pour toutes les mamans de 2016, je le sais, cela sera pour nous, et malgré tout, une grande année  ❤

Une réflexion sur “Cette année-là

  1. Parfois, les émotions que l’on ressent prennent le pas sur les mots que l’on ne trouve pas. Alors, de toute mon âme et de tout mon cœur, je vous embrasse les amis… ❤

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s