Merci 2015

Hey toi, avant de partir … Oui, toi, avec tes valises :

Je sais, tu n’es qu’un concept abstrait, tu n’as pas trop l’habitude qu’on te parle et encore moins qu’on te tutoie. Je te rassure, moi non plus je n’ai pas l’habitude de parler aux années, pas plus qu’aux mois et aux jours. Parfois un peu aux nuits. Mais ce soir, ton avant-dernier soir, j’ai envie de t’apostropher, de t’interpeller et puis aussi, de te remercier.

On ne s’est pas trop parlé à tes débuts, j’avoue que je n’avais rien à te dire. L’année qui t’a précédée m’a plutôt déçue, j’ai eu l’amère impression d’avoir fait un tour sur moi-même et de me retrouver à la case départ. J’ai donc préféré t’ignorer. A trop attendre des autres, on est forcément désappointé. Faut dire aussi que t’as pas super bien commencé et, sans vouloir être vexante, à maints égards, tu t’es même empirée. C’est pas moi qui le dit, c’est le monsieur tout sérieux dans la télé.

Mais au mien, d’égard, tu as été surprenante et généreuse. Oh tout n’a pas été rose, tu as été rude avec tant de gens, nos amis, leurs amis ou des inconnus. Je ne pense pas que tout le monde gardera un bon souvenir de toi, tu t’en doutes bien.  Mais ce soir, alors que je contemple mes 9 meilleures photos de mon compte Instagram en 2015, comme tant d’autres,  j’ai cependant bien envie de te remercier pour ce que tu m’as apporté.IMG_0578

De manière non-exhaustive, tu m’as vue emprunter le chemin des végétariens. Je m’en écarte de temps en temps mais au plus je m’y promène, au plus je m’y sens bien. Mon Snottneus aussi, il se sent bien. Il est devenu grand, propre et écolier. Toujours sensible et câlin mais aussi taquin et un tout petit peu plus téméraire. Toujours un petit coeur de beurre mais parfois aussi, un sacré emmerdeur.

Il est pourtant doux comme les rouleaux à la cannelle que je savoure après l’avoir déposé à l’école et fondant comme les tartelettes poires-choco que je prépare le samedi  pendant sa sieste ❤

Avec toi,  on a également franchi un cap. Après des années de visites effrénées dans toutes sortes de logements à Bruxelles,  à  exaspérer les agents immobiliers avec nos mais-oui-mais-non-peut-être, le Beau Gino et moi avons enfin trouvé le nid qui nous convient, toujours urbain mais un peu plus spacieux que notre petit appartement d’ une place un peu snob d’Ixelles, dont j’avais appris à connaître le vrai visage et dont le Snottneus était le concierge attitré. Une petite place que j’aimais si fort qu’en la quittant, j’aurais voulu la serrer dans mes bras  lui dire « c’est pas toi, c’est moi » – Oui je parle aux places aussi. Si le Snottneus avait eu un compte Instagram, je pense que son #bestine2015 aurait pu ressembler à ça :

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Il n’a plus la vue imparable sur la place, ses va et ses vient. Mais désormais, de la place, il en a, pour jouer, sauter, vroom-vroomer sans rendre les voisins complètement zinzins.

Et puis tu nous as fait redécouvrir le Portugal, après une première rencontre lisboète plutôt ratée en 2011,  le genre d’année qui ne te donne des bonheurs qu’à condition de t’en reprendre d’autres. Bref, avec toi, le Portugal, c’était doux, chaud et gourmand. Nos premières vacances à trois. Rien qu’à trois. Les premières et les dernières. Car lors des prochaines vacances d’été, nous serons quatre avec la Petite Snottneuse qui s’agite déjà en dessous de mon nombril mais qui est priée de rester bien au chaud jusqu’à ce que ta remplaçante ait distribué tous ses brins de muguet.

Maintenant que les nausées sont définitivement derrières moi, je termine ta route tout en douceurs, au propre et au cuisiné. Durant tes mois d’hiver comme tes mois d’été, le sucré s’est fait une place dans la liste de mes plaisirs épicuriens. Est-ce dû à l’âge, aux hormones ou à de nouvelles adresses bruxelloises qui affolent mes papilles et parmi elles, ma nouvelle cuisine avec un four digne de ce nom ? Évidemment, les tests de glycémie n’ont pas de compte instagram mais imaginons, tant qu’à faire, qu’ils en aient. Après tout, je converse avec une année, je ferais bien des câlins à des places publiques … on est pas à un surréalisme près. Bref, le #bestnine2015 de mon test de glycémie, il pourrait ressembler à ça :

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C’est sur cette note sucrée que je termine, ma douce 2015. J’entends ton dernier jour se préparer de l’autre côté du cadran. Comme pour toi, je n’ai rien demandé à celle qui te remplacera,  rien souhaité, rien exigé. Rien promis non plus. Je ne me résous à rien si ce n’est chérir mes bonheurs, les petits et les grands. Merci pour ceux que tu m’as donnés  ❤

7 réflexions sur “Merci 2015

  1. Hooooo quel bel
    Article et quelle belle nouvelle ! Que tout aille bien et Vive déjà 2016.
    Pour moi aussi les plaisirs sucrées ont accompagnés ma grossesse, une belle découverte 😉

  2. Que c’est joli et doux de te lire… (sucré aussi…!)
    Merci 2015 et merci à toi aussi !

    Et n’oublions pas : « le bonheur, c’est tout de suite… ou jamais! »

    Joyeuse et belle année 2016 !

    Val

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