Des ruches qui parlent

Et qui disent oui !

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas si rare que ça. J’en veux pour preuve : il en existe actuellement 415 et bientôt, il y en aura 236 de plus. Beaucoup en France, un peu en Belgique.

Non, je n’ai pas fumé la moquette. Aujourd’hui, je vous parle de la Ruche qui dit Oui ! une formule conviviale et innovante pour se fournir en produits bio et/ou locaux. Je vous explique :

Autour de la symbolique de la ruche et des abeilles (rien à voir avec une production d’AB3), il s’agit d’une plateforme qui met en relation des fournisseurs (agriculteurs, producteurs, artisans) avec des abeilles (des consommateurs), lesquels se retrouvent une fois par semaine au sein d’une ruche (un local ou chez un particulier).  Les ruches sont gérées par des particuliers, qui se rémunèrent avec un petit pourcentage sur les transactions effectuées.  Vous n’avez pas bien compris ? Alors regardez cette petite vidéo, qui explique en 1 minute 43′ le principe de base d’une Ruche qui dit Oui.

Créé en 2011 en France, la Ruche qui dit Oui ! est une entreprise commerciale, qui emploie environ 25 personnes dont le boulot consiste à fournir un support aux ruches existantes et en construction, notamment au niveau de la plateforme internet, laquelle permet de procéder à la vente mais également à l’inscription de nouvelles abeilles ainsi que la diffusion d’informations concernant les fournisseurs et leurs produits.  Depuis peu, des ruches sont également créées en Belgique, reprenant le même slogan :

800px-La_Ruche_qui_dit_Oui

A Bruxelles, il en existe deux, à Auderhgem (avenue des Volontaires) et à Forest (rue des Alliés). Et la semaine prochaine, une troisième ruche démarrera ses activités à Ixelles, place Flagey pour être précise (Salle Lumen, chaussée de Boendael 36) !

Concrètement, comment ça se passe ?

1. Alors, tout d’abord, vous devez vous inscrire dans une ruche. Celle-ci peut être encore en construction ou déjà active et il est tout à fait possible de s’inscrire dans plusieurs ruches.

2. Ensuite, en fonction du jour de distribution des produits – le jeudi pour les Ruches de Forest et Flagey, le samedi pour celle d’Auderghem, une vente s’ouvre quelques jours avant sur la plateforme internet. Jolie et agréable à utiliser, la plateforme de vente permet aussi d’avoir toutes les infos sur les produits en un clin d’oeil. On a donc jusque à un jour donné (environ 3 jours avant la distribution) pour passer et régler sa commande.photo 3

3. Le payement se fait en ligne donc quelques jours après, on peut aller chercher ses paquets les mains dans les poches, uniquement muni de son numéro de commande. Parcontre, prévoyez un sac pour collecter tous vos paquets … on est pas dans un supermarché des années 90 ni à la Sainte-Plastic ici.

4. Le jour de la distribution, on passe au stand de chacun des fournisseurs chez qui ont a commandé afin de récupérer ses achats. Ca prend un peu de temps, parce que parfois il faut faire la file mais c’est très convivial et surtout ça permet de goûter les produits et/ou les nouveautés. C’est une autre manière de consommer, qui replace le lien entre le producteur et le consommateur au coeur de la démarche.

La semaine dernière, en attendant que « ma » ruche ouvre à Flagey, je suis allée à la Ruche de Forest, mon grand sac sous un bras et mon petit Snottneus sur l’autre. En arrivant, je pensais que j’en aurais pour 10 minutes chrono. « Bonjour Monsieur, merci pour le pain, Bonjour Madame, merci pour les radis … allez à la prochaine hein« . Raté. D’abord, je n’étais pas la seule et devant certains stands, une file de plusieurs mètres s’était formée. J’avoue, après une journée paperasse, avant un dîner à préparer pour des amis et un bain à donner au Petit Snottneus qui portait bien son nom ce jour-là, intérieurement je me suis dis :« rooh merde fais chier ! » (on a le droit de dire des gros mots quand on se parle intérieurement).

Et puis, vous savez quoi ? J’ai pété un coup (c’est une expression), je me suis détendue et je me suis mise dans la file. Pendant ce temps-là, j’ai papoté avec les gens devant moi, puis derrière moi. J’ai goûté du cake, le Petit Snottneus à goûté du fromage puis il s’est roulé par terre car il ne pouvait pas mettre ses doigts dedans. C’était chouette et finalement, ça ne m’a pris qu’un quart d’heure.  Je suis rentrée chez moi avec un sac rempli de bonnes choses et notamment un fromage frais au speculoos absolument divin (surtout quand il est tartiné entre deux petits beurres). Quant aux prix ? On ne paye pas plus cher que dans un supermarché ou si, quelques centimes.photo 2

Je suis donc impatiente d’être le 30 avril pour passer ma première commande dans la Ruche qui dit Oui ! de Flagey et encore plus impatiente d’être le jeudi 8 mai pour aller récupérer mes colis, avec le Petit Snottneus et peut-être même le Beau Gino, qui traîne pas mal près de Flagey ces temps-ci 😉

Parce que moi aussi, je dis Oui ! à la Ruche qui dit Oui ! 🙂

Toutes les infos sur le site : www.la ruchequiditoui.fr

photo 1

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