Et joyeuse journée de la femme !

Ce weekend a vu trois évènements marquants.

– L’arrivée du beau temps

– Ma première fois chez Rutabaga

– La journée internationale des droits de la femme, ce samedi 8 mars.

Alors, je sais qu’ici, c’est un blog pas trop sérieux, où on parle principalement de petites recettes fastoches et de bricolages tout aussi fastoches. Mais parfois, on parle d’autres choses. Comme la recherche du bonheur professionnel ou d’une émouvante expo photo ou plus récemment, de l’amour grand-maternel. Bref, de temps en temps, je parle de sujets qui m’interpellent, qui m’étonnent, qui m’émeuvent. Ce fut un peu tout ça, samedi dernier, en lisant les journaux et les réseaux sociaux. Alors j’ai eu envie de m’étonner ici, dans ces pages, parce que j’y avais avoué il y a quelques articles, être pétrie par de grands principes féministes. Donc oui, je vais oser : entre une recette de pain perdu au chocolat blanc et un DIY pour réaliser des serres-livres en tissu, je glisse trois questions que je me suis posées sur la condition féminine et plus particulièrement, sur la journée qui lui est consacrée, le 8 mars de chaque année.

– Pourquoi une journée et pas une semaine, ou même un mois – carrément- des droits de la femme ?

Un peu avant et beaucoup pendant, on sent la planète journalistique, politique et commerciale s’agiter autour du 8 mars : des statistiques à foison, quelques analyses, beaucoup d’éditos avec des belles phrases qui claquent. Ca bourdonne dans les rédactions et les statuts Facebook (le mien y compris, ne soyons pas mauvaise joueuse) autour de thèmes très variés comme l’emploi, la maternité, les tâches ménagères, l’écart salarial, la violence physique et morale, le sexisme ordinaire, la neuro-biologie ou l’éducation. La liste n’est pas exhaustive. Certaines marques, quant à elles, se risquent à développer un marketing autour de la journée de la femme, perdant un petit « droits de » au passage. Démarche casse-gueule s’il en est. Même moi, grande gourmande devant l’Eternel, je refuserais de manger un gâteau estampillé « spécial journée de la femme ».

Bref, beaucoup de choses à dire, faire, lire, manifester en une seule journée. Ce n’est pas assez.IMG_0884

– La journée des droits de la femme est-elle la fête des femmes ?

Ce n’est pas une question que je me pose puisque je sais très bien que la réponse est non. Mais je me demande tout de même pourquoi tant de gens ont l’air de penser le contraire. J’en ai même lu qui souhaitaient à toutes les femmes une « Joyeuse journée de la femme« . On reçoit des cadeaux ? On doit se déguiser ? On va manger de la dinde ? Non. Quel dommage de devoir se farcir de telles âneries chaque année.  La journée internationale des droits de la femme ou même des femmes – le débat est ouvert et en cours- il n’y a rien dont on puisse se réjouir, si ce n’est la sensibilisation planétaire (ou du moins dans l’hémisphère nord et encore, pas partout) à l’égalité des sexes dans bien des matières. Pourtant, le 8 mars semble être la date de toutes les confusions au sujet de la démarche de sensibilisation débutée il y a plus d’un siècle dans divers pays et officialisée en 1977 par l’ONU, sous le terme Journée Internationale de la femme, n’en déplaise à celles et ceux qui préfèrent parler de la Journée Internationale de lutte pour les droits de la femme. Finalement, on ne sait plus très bien ce que c’est, la journée -internationale -des droits – de la femme – des femmes ? Par conséquent, on en fait un peu ce qu’on veut. Pas forcément pour le respect bonheur des dames.

Confusions donc … blagues sexistes, célébrations en tout genre et autres opérations marketing douteuses sont légions. Et j’en veux pour preuve :

IMG_0892Pour rire un peu, je vous invite à consulter le tumblr qui compile toutes les promotions dont, nous les femmes, nous avons pu bénéficier en ce jour de fête. A pleurer de rire. Ou à pleurer tout court en fait.

Et puis, la dernière question mais pas la moindre :

– Pourquoi il n’y a pas de Ministre des droits de la femme/des femmes en Belgique ?

On m’a toujours appris à regarder dans mon assiette/balayer devant ma porte/ne pas croire que l’herbe est plus verte dans le pré d’à côté. On m’a aussi appris à ne pas mettre mes doigts dans mon nez et ne pas lécher mon couteau. Pourtant ça m’arrive encore. Ca m’arrive aussi de regarder dans le pré d’à côté. Et en l’occurrence, dans le pays d’à côté : la France. 

Pourquoi nous n’aurions pas, nous aussi, les hommes et les femmes en Belgique, un Ministère, que dis-je, un SPF -service public fédéral- dédié aux droits des Femmes ? Une administration fédérale qui reprendrait sous sa tutelle cette immensité de compétences liées au bien-être de la moitié de la population belge. Bruxelles, Flandre et Wallonie confondues. Ou au minimum, un portefeuille ministériel. Une Ministre, avec un cabinet, un chef de cabinet … toussa toussa quoi.

Car s’’il est bien une inégalité qui transcende les appartenances communautaires, les classes sociales ou encore les affinités politiques, c’est l’inégalité des sexes. Les riches, les pauvres, les belles, les moches, les vieilles, les jeunes, les chômeuses, les travailleuses, les cadres, les ouvrières, les directrices, même celles qui gardent le titre « Directeur » dans leur signature e-mail, les blondes, les brunes, les frisées, les chauves … Yelena, Christelle, Nawal, Marie-Andrée, Aminata, Els, Ginette … autant de différences mais la certitude d’un point commun : toutes ont été confrontées un jour dans leur vie, à l’inégalité entre les hommes et les femmes.

 Déjà réclamée par le mouvement Vie Féminine et relayée par quatre femmes politiques (Céline Frémault, Zakia Khattabi, Viviane Teitelbaum et Marie Arena), l’opportunité d’un Ministère/Ministre des droits des femmes en Belgique à fait son petit chemin sur la toile ce weekend. Je me demande s’il fera encore plus de chemin dans les semaines qui viennent, dans les débats électoraux, les tracts et autres propositions pour améliorer le bien-être de nos concitoyens. 

Voilà pour les questions qui m’ont titillées à l’occasion de ce 8 mars 2014, samedi d’un weekend chargé, ensoleillé, enamouré, ensnottneusé où il fut aussi question de bien-être, pour ne pas dire d’extase totale. En effet, il y a beaucoup de bonnes raisons d’aller chez Rutabaga à Ixelles, mais s’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait le Malabi, un dessert à base de lait, d’eau de fleur de rose, d’amandes, pistaches et noix de coco rapée.

De quoi mettre tout le monde d’accord :IMG_3938

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