Le rose et le noir

Février 2014 est dans la salle d’attente.

C’est le moment pour un premier bilan. Un bilan intermédiaire. Un petit retour sur ces quelques semaines de ma nouvelle vie, qui j’espère, en comptera beaucoup, des semaines.

Pour l’instant, il n’y en a eu que 4 et pourtant, il y a déjà tellement de choses à dire, de ces émotions ressenties, de ces rencontres effectuées, de cette procrastination redoutée, du temps perdu et du temps gagné. De cette confiance en moi qui a pris son ticket pour un long tour de Montagnes Russes.

Pas de tragédie amoureuse sur fond de révolution française, à l’instar du roman dont le titre m’inspire celui de cet article mais une valse langoureuse entre des moments d’enthousiasme serein et d’autres, de doutes angoissés. Des moments où je vois la vie en rose puis des moments où je la vois en noir, sans pour autant le broyer.

Souvent, le rose et le noir se répartissent équitablement dans le courant de la journée. Le matin est Rose comme le ciel dans lequel le soleil se lève, rempli d’optimisme, de to do list et d’énergie. L’après midi est ensuite habitée par le Gris, faisant progressivement place au Noir, qui aime se coucher tard. Et de nouveau, après une bonne nuit de sommeil, ponctuée par des insomnies, des toc (oui, le gaz est bien fermé) et parfois, des pleurs du petit Snottneus, le matin tout redevient clair. Rose clair. Place à la confiance, qui agit en complément de la caféine.

Concrètement, de quoi il s’agit ?

Le Noir

Les idées noires, pour être précise. Je les connaissais déjà avant mais seulement de vue. Maintenant on apprend à se connaître et je dois dire que parfois, on s’entend bien. Elles viennent toutes de la même famille, la Famille de La Peur (avec un petit D, je fréquente du beau monde moi). Laissez-moi donc vous présentez :

– la peur de rater

– la peur d’avoir fait le mauvais choix

– la peur du déficit

– la peur de ne plus avoir le temps de voir mes amis

– la peur d’être une mauvaise mère, fatiguée, stressée, absente

– la peur que le Beau Gino prenne ses cliques et se barre à Claque

– la peur de ne pas savoir assumer d’éventuels frais médicaux

– la peur de me lasser et d’un jour regretter ma vie d’avant, quand j’avais un salaire garanti

Et enfin, la peur d’être le c*** entre deux chaises, à mi-chemin entre réussite et échec sans plus savoir avancer ni reculer d’ailleurs.IMG_0712

Voilà mes idées noires, compagnes douces-amères de certaines après-midi. Il faut dire qu’elles ne sont pas vraiment du matin. Car le matin, contrairement à ce que disait ce bon vieux Jean-Jacques, ça sert à beaucoup de choses rose.

Trouvé sur Pinterest. Imprimé et encadré chez Belle Ginette
Trouvé sur Pinterest.
Imprimé et encadré chez Belle Ginette

Le Rose

Comme chantait l’autre : « L’important c’est la le Rose » . Et indépendamment de toute considération politique, je dois dire qu’il avait bien raison. Car en dépit du Noir, l’important c’est :

– Les journées qui commencent avec des rires à l’autre bout du couloir, un biberon-câlin, des doudouces, sans se presser. Ces matins où on prend le temps de jouer et de se savourer avant de partir pour la crèche.

– Ce temps retrouvé pour rêver et qui sait, un jour, concrétiser

– Une créativité influencée par un budget serré mais qui donne lieu à des recettes et des brico-recyc-lages étonnants

– Le soutien sans failles, la douce bienveillance et les encouragements sincères des proches et aussi des moins proches

– Des personnes autrefois lointaines dans mon paysage, qui se rapprochent autour de nouveaux points communs

– Les nouvelles rencontres, inspirantes, stimulantes et surtout enrichissantes, qui partagent leurs expériences et leurs conseils sans avarice ni arrière-pensée

– La démarche assurée, les épaules redressées et le timide sourire lorsque je marche dans la rue

– Cet agréable sentiment d’avoir repris possession de son destin (oui, bon c’est un peu dramatique comme formule), d’être acteur de son bonheur

– Et ce bonheur professionnel, dont je suis à la recherche et que j’ai entrevu, tout au fond du tunnel.

IMG_0713

Oui, il m’a fallu oser. Pourtant, décider, c’est pas gagné (WordPress décline toute responsabilité pour les références pourries utilisées par Belle Ginette dans cet article). Car une fois qu’on a décidé, on se retrouve tout en bas d’une montagne à gravir. Alors en guise de pioche, de souliers crantés, de combinaison Gore-Tex et de barres protéinées, je me nourris d’exemples, les exemples de celles qui ont réussi. Celles qui ont eu dur, mais qui à la fin, ont atteint leur sommet. Et dans la poche intérieur de ma combinaison, comme les Sugus que ma Mère prévoyaient dans la poche de ma veste de ski lorsque j’étais enfant, j’ai glissé une vidéo inspirante et des citations percutantes

Et dans mon bilan intermédiaire, je note que j’ai toujours peur, mais que c’est ok. Et quand le Noir remplace le Rose, que les peurs écrasent ma confiance en moi, je leur dis qu’elles peuvent rester mais qu’elles doivent se tenir tranquilles. Même lorsqu’il y aura beaucoup de Rose, il y aura encore un peu de Noir. Et il y aura toujours des peurs. Mais alors je leur ferai … un gros bisou :IMG_0715

8 réflexions sur “Le rose et le noir

  1. La perfection n’est pas de ce monde, Belle Ginette, tu l’auras compris.
    Par contre, l’union est de ce monde. Alors rassemble-toi, aimes tes noirs et tes roses. Et n’oublie jamais que des deux loups qui nous habitent tous (un bon et un méchant), celui qui gagne c’est celui qu’on nourri.
    With all my love,
    ta Grande Simone 😘

  2. Aujourd’hui, j’étais en mode Noir avant même que ne sonne midi (même si mon horloge se contente d’un tic-tac qui me rend dingue et ne sonne pas – nostalgie du temps où les horloges sonnaient… bref). La tête pleine de rêves, mais pas un soupçon de début de piste pour savoir comment les mettre en route… Le regard mi-condescendant mi-accusateur quand-même paske oh! quand on veut on peut! des gens dont la place est dans le moule et qui s’y sentent bien. Et moi, paumée, à côté. Plus vraiment toute seule, apparemment. Merci pour le sourire que ta plume a réussi à dessiner sur mes lèvres douloureuses de tirer plus qu’à leur tour vers le bas.

    1. Le chemin vers l’épanouissement personnel n’est pas toujours aisé. Mais c’est pour ça qu’il est si enrichissant. Et c’est pas du Lao-Tseu, c’est du Belle Ginette 😉 Bon courage et hauts les coeurs !

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