Saveurs et bonheur au Garage à Manger

Enfin !

Je suis  allée au Garage à Manger et pour rattraper mon retard, j’y suis même allée deux fois en une semaine ! J’ai donc beaucoup de choses à écrire au sujet de cette savoureuse adresse bruxelloise, qui a pourtant déjà fait l’objet de moultes articles tous plus enthousiastes les uns que les autres. En effet et comme je l’avais évoqué dans mon pense-bête culinaire, il me semble que cet Automne, le Garage à Manger a été à la restauration bruxelloise ce que Gravity a été au 7e Art : de la balle ! J’ai vu et beaucoup aimé Gravity. Maintenant je peux également dire que j’ai vu et beaucoup goûté le Garage à Manger !

Bon, concrètement, qu’est-ce qu’il s’y passe ?

1. L’endroit

Un ancien garage, réaménagé en cantine/salon dans un style vintage absolument parfait ! Des assiettes dépareillées aux fauteuils en passant par les buffets années 50′ et la déco assortie, on plonge dans une bulle d’intemporalité, égayée par une musique jazzy, qui donne envie de rester, flâner, reprendre un café et se mettre à son aise.

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Connecté à la librairie Pèle-Mèle, le Garage à Manger s’est donc installé dans un judicieux mélange d’entrepot et d’intérieur cosy. A équi-distance entre la place Brugmann et le quartier du Châtelain, c’est ce qui s’appelle taper dans le mille.

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2. Les formules

Ici pas de carte, ni de choix (ou si peu) c’est comme à la maison : menu imposé pour tout le monde. Et c’est pas plus mal. Vaut mieux faire un peu de choses bien qu’un peu de tout mal. A midi, on a le choix entre un petit menu (1 entrée et 1 plat = 15€) et un grand menu (2 entrées, 1 plat et 1 dessert = 18€).  Dans l’assiette ? Des plats à base de produits locaux et de saison. La semaine dernière, c’était gnocchis au basilic suivi de volaille du gers et céleri rôti, c’était tout simplement délicieux !20131213-135558.jpg

Petit détail qui a son importance, au Garage à Manger, on accorde plus d’attention au fond qu’à la forme. Si vous espérez des petits espumas, feuilletés et autres esbroufes décoratives dans l’assiette, passez votre chemin. Comme à la maison (x2), on vous apporte un grand plat à votre table et libre à chacun de se servir la quantité souhaitée. Pas besoin de mentionner que ça en rajoute une couche au sentiment d’hospitalité ambiant.20131213-135632.jpg

Le weekend, c’est le brunch, qui fait partie selon moi, des bonnes importations made in USA (avec les fêtes de Noël et Halloween, le vin californien, les livres de Steinbeck et le beurre de cacahuètes – crunchy-). Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils ont tout compris, ces américains, mais là ils ont fait fort. J’ai aussi entendu parler du slunch, souper + lunch = comme un brunch mais en fin d’après-midi.

Bref, donc pour le brunch au Garage à Manger, deux formules : 18€ (boisson chaude/froide et 1 passage au buffet, sucré et salé) – 25€ (la même chose mais avec le buffet à volonté). Je n’ai encore pas testé le brunch mais j’ai lu des confitures maison, des yaourts et du granola, maison également (comme à la maison, je n’arrête pas de l’écrire !) et des viennoiseries du Saint-Aulaye, pour le buffet sucré. Des saucisses de Francfort, de la poitrine de cochon confite (euh … du jambon ?), des légumes de saison, des haricots sauce tomate et des oeufs pour la version salée. Par ailleurs, en supplément et en suggestion, sont aussi proposés des promesses de tueries telles qu’une brioche au saumon, oeuf poché et sauce mousseline ou des patisseries de la maison. Bref, j’ai hâte d’y enmener mes deux double Z pour un moment gourmand en famille.  D’autant plus qu’avec un peu de chance, au Garage à Manger, on peut croiser des People et pas des moindres puisque mercredi dernier, c’était Saint-Nicolas himself qui lunchait avec Père Fouettard.20131213-135625.jpg

3. Les « happening »

Vous l’aurez compris, les différentes formules du Garage à Manger sont donc diurnes. Impossible d’y passer une soirée avec des amis ou un amoureux … Mais impossible n’est pas français : pour une vingtaine de personnes minimum, il est possible de privatiser l’espace en soirée. La formule nocturne est similaire aux autres formules: un menu unique comprenant 2 entrées, 1 plat et 1 dessert pour 25€ par personne, 40€ avec le vin (environ 1/2 bouteille par personne). J’ai donc également testé le Garage à Manger by night  pour un dîner avec une vingtaine de joyeux  cocos et j’ai été tout aussi emballée. Le principe est finalement similaire à un dîner chez des amis. Je m’explique : quand on est invités à manger chez des amis, on connaît rarement le menu à l’avance et on a pas la possibilité de choisir entre plusieurs plats. Imaginez un peu la tête de votre ami.e si vous lui dites : « Martine, t’es sympa, mais à la place de ton carpaccio de boeuf, je préfèrerais des croquettes aux crevettes » …. Mais oui, bien sûr Ginette. Et comme chez un bon ami, qui ne vous servira pas de chicons si vous avez horreur de ça ou que vous y êtes allergique, au Garage à Manger, les éventuelles intolérances et allergies alimentaires sont prises en compte dans l’élaboration des plats. Il suffit des les mentionner au moment de la réservation. Pour un dîner de groupe, cette manière de procéder est parfaite car cela met tout le monde d’accord, puisque personne n’a le choix. En outre, tout le monde mange la même chose, donc pas de dispute au moment de l’addition. 20131213-135610.jpg

Et dans l’assiette ? C’était tout aussi savoureux que lors du lunch. La première entrée, des oeufs mollets sur un lit de bettes, avec du crousti de basilic, était tellement bonne que j’en ai oublié de la prendre en photo. Heureusement j’ai été moins distraite avant d’entamer la deuxième entrée, tout aussi délicieuse : des moules au chorizo et aux noisettes, qui ont ravi les papilles de toute la tablée, y compris les hérétiques qui n’aiment pas les moules. En parlant d’elles, leur chair était aussi tendre que goûteuse et l’association avec le chorizo et les noisettes était tout simplement épatante !20131213-135659.jpgEnsuite, on a enchaîné avec un plat plus consistant mais non moins savoureux : du canard accompagné de poires au vin et de céleri rôti, nappé d’une petite sauce à se rouler par terre. Nous avions opté pour la formule vins compris et il faut dire que le vin sélectionné (un Chinon) s’accordait à merveille avec le goût légèrement sucré-salé du canard. A nouveau, le canard n’est pas une viande qui fait toujours l’unanimité mais ce soir-là, tous les convives se sont régalés et léché les babines de contentement (oui oui, je vous ai tous vu vous lécher les babines 😉 ) Et comme à la maison (x3) ou chez Martine, 4 grands plats ont été posés sur la longue table et nous nous sommes servis comme des grands, en fonction de nos appétits respectifs. 20131213-135641.jpgSeule exception à ce service « groupé » : le dessert qui était quelque chose (je ne me rappelle plus du nom exact, fut autant qu’il en ait eu un) avec des pommes cuites, de la fleur de lait (du caramel quoi) et une mousse de mascarpone. La portion était …. euh … raisonnable on va dire, mais cela a présenté l’avantage que nous n’avons pas terminé le repas avec la sensation de s’être gavés ou d’avoir trop mangé (ce qui arrive souvent aux gourmands). Petite portion ou pas, ce dernier plat était exquis et a clôturé d’une touche sucrée cette soirée délicieuse, dans tous les sens du terme.

20131213-135617.jpgNous sommes repartis conquis du Garage à Manger, charmés tant par l’assiette, que par le décor ainsi que la gentillesse et l’humour du service, Samuel en cuisine et Pauline en salle. Le ventre bien plein mais pas trop nous avons poursuivis au Lorem Ipsum, que j’ai déjà évoqué mais dont je vous parlerai plus en détails ultérieurement, pour boire des cocktails au nom improbable et notamment le Monkey Gone to Heaven, une version revisitée du Gin Tonic, aux saveurs d’agrumes et de réglisse.

Voilà pour mes deux premières expériences au Garage à Manger, qui ne seront certainement pas les dernières. Je comprends et je confirme l’engouement de la blogosphère au sujet de cette adresse et j’espère qu’elle durera longtemps. Assurément, le gros succès de l’Automne. On verra si celui de Gravity se confirmera aux Oscars mais ce qui est sûr, ce que s’il y avait des Oscars pour les restaurants, le Garage à manger raflerait toute la mise 😉

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