Un risotto de saison

La semaine dernière le Beau Gino a organisé un dîner en dernière minute. En véritable homme de son temps, il m’a dit d’emblée : « Mais je cuisinerai moi-même ! Je ferai des pâtes au pesto« .

Des pâtes au pesto ?!? Et pourquoi pas une tartine au fromage tant qu’on y est ?

A 18h30, j’ai donc ouvert mes armoires à la recherche d’ingrédients pour faire quelque chose d’un peu plus folichon que des pâtes au pesto. Outre un bon stock de pâtes, j’ai toujours en réserve un paquet de riz rond dit Arborio pour fistouiller un risotto vite fait bien fait.

Les grains de riz Arborio sont petits et ronds. On dirait des Rice Krispies passés à l'eau de javel.
Les grains de riz Arborio sont petits et ronds. On dirait des Rice Krispies passés à l’eau de javel.

Il n’y a pas que le riz Arborio pour faire des risotti, si vous trouvez du Vialone Nano ou du Carnaroli, c’est bon aussi. On en trouve dans toutes les grandes surfaces ou dans les magasins spécialisés et épiceries fines (information de radio Nobel : au rayon riz/pâtes).

Pour faire la base du risotto, j’utilise les ingrédients suivants :

– des cubes de bouillon de poule (ou viande)

– 2 verres de vin blanc

– de l’huile d’olive

– de la purée d’ail

– de la crème allégée

– du parmesan rapé (qu’on peut remplacer par un  autre fromage italien ou autre, à l’occasion, je vous parlerai d’un risotto au roquefort, poires et speck 🙂 )

Après m’être assurée que je disposais de tous ces ingrédients, j’ai ensuite ouvert mon frigo pour voir ce qui y traînait (c’était la fin du mois, y’avait pas foule dans le frigo) et j’y ai trouvé une barquette de lardons. Dans le tiroir du surgélateur, j’avais un sachet de potirons prédécoupés en cubes par une grande de marque surgelés française, alliée parfois inavouée des students, mères de famille épuisées ou de ceux qui, comme moi, aiment les coup de pouces pratiques pour réaliser des bons dîners.

J’adore manger des potirons et encore plus des potimarrons, frais, mais je les prépare  d’une manière assez chronophage puisque je les fais cuire au four avant de les peler avec un économe et d’évider les pépins avec une cuiller à soupe. Alors quand on rentre après une longue journée et qu’on a une tête comme un sceau une citrouille, des légumes surgelés, ça fait parfaitement l’affaire.

Bref, avec le paquet de jeunes pousses ramenés par le Beau Gino, j’avais tous mes ingrédients pour faire un risotto au potiron, lardons et noix.

Alors concrètement, comment on fait ?

1. Le risotto

– préparer 1 à 2 litres de bouillon de poule  (eau bouillante + cubes de bouillon). C’est mieux de mettre 1 cube par litre d’eau bouillante car sinon le risotto sera trop salé.

– faire chauffer dans une grande poêle ou casserole un généreux filet d’huile d’olive, avec 2 cuillers à café de purée d’ail

– ajouter le riz à risotto. pour les mesures, je fais comme suit : l’équivalent d’un verre de 200ml par 2 personnes. Si c’est des gros mangeurs ou qu’on a envie de prévoir un reste pour le lendemain, viser un verre et demi. Et ainsi de suite pour 4 gros mangeurs : 3 verres de 200ml de riz. C’est plus facile de doser avec un verre que de passer par la balance alimentaire.

– Ensuite ajouter 1 verre de vin blanc et touiller pour bien mélanger les ingrédients. Certains puristes ajoutent également du beurre, grand bien leur fasse mais en ce qui me concerne, étant donné que ma balance est aussi une puriste, tout comme la taille de mes pantalons, j’essaie de limiter l’apport de gras (non nécessaire au plaisir gustatif, cela va sans dire).

– Oubliez les consignes sur le paquet qui disent que quand le riz est « transparent » ou « translucide « , vous pouvez commencer à ajouter le bouillon. Pour ma part, je n’ai jamais vu ce riz devenir transparent !

– Donc afin d’éviter qu’il ne brûle, commencer à verser petit à petit le bouillon pour que la préparation soit toujours humide. Rien n’empêche de « noyer » le riz dans une bonne dose de bouillon pour avoir le temps de faire autre chose (prendre l’apéro, couper les légumes, goutter le vin …)

– remuer régulièrement et continuer à ajouter du bouillon (quite à en refaire) jusqu’au niveau de cuisson souhaité. Généralement, ça prend une vingtaine de minutes. Petit conseil : arrêter la cuisson dès que le riz est cuit mais encore légèrement croquant, car le riz continuera à cuire notamment lors de l’ajout des autres aliments et de la sorte, il sera al dente au moment de servir.

– A ce moment là, on ne goutte plus vraiment la petite touche de vin blanc ajouté en début de cuisson. Je trouve ça fort dommage car ce petit goût donne toute sa subtilité au plat. Donc je rajoute un 2e verre avant de passer aux autres ingrédients.

2. La parure :

J’avais donc choisi de faire un risotto au potiron, lardons et noix.  J’ai préparé ces ingrédients avant de cuire le riz, afin de pouvoir les ajouter par après.

– Comme je n’ai qu’une poêle, j’ai commencé par les lardons, que j’ai ensuite réservé sur une assiette recouverte de 2 épaisseurs d’essuie-tout pour absorber la graisse.

– J’ai gardé la graisse subistant dans la poêle pour y faire revenir mes cubes de potirons pendant une petite dizaine de minutes. Si vous avez de l’huile de noix, c’est délicieux, sinon, un filet d’huile d’olive peut faire l’affaire aussi.

– j’ai rajouté en fin de cuisson 2 poignées de cerneaux de noix concassés puis j’ai réservé le tout dans l’assiette des lardons, après avoir enlevé l’essuie-tout.

– Après avoir cuit le risotto, j’y ai ajouté tous ces ingrédients, ainsi qu’un filet de crème allégée et 3 cuillers à soupe de parmesan râpé. Je crois que ça peut être très bon aussi avec du Comté râpé (vu au rayon fromages au Carrefour).

– En dernière minute, j’ai vérifié l’assaisonnement, selon mon goût (beaucoup de sel) et celui du Beau Gino (beaucoup de poivre)

Et voilà le résultat :

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Comme ce n’est pas le plat le plus léger de la terre, j’ai accompagné ce risotto d’une petite salade de jeunes pousses, gros sel, amande effilées et crème de vinaigre balsamique à la truffe blanche (un super produit que j’ai reçu en cadeau * petite idée de cadeau facile pour les fêtes * et qu’on peut trouver dans toutes les épiceries italiennes, notamment celle de la rue Vanderkindere près de la Bascule à Uccle – Stival )

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C’est donc un risotto de saison et de fin de frigo mais l’avantage avec le risotto, c’est qu’il en existe plein de variantes, au gré de ses envies, des saisons, des restes du frigo qu’il faut liquider avant que ça ne pourrisse. Et surtout, un risotto, ça fait toujours plus chic qu’un plat de pâtes, même si, qu’on ne se méprenne pas, les pâtes, c’est drôlement bon aussi 🙂

2 réflexions sur “Un risotto de saison

  1. Rrrrho! Celui là il me fait de l’oeil!!! 😉
    As-tu déjà essayé en cuisant le potiron avec le riz? Penses-tu que ce soit faisable?

    1. Oui, la première fois que j’ai fait un risotto avec des potirons surgelés, je les ai fait cuire directement dans le riz.
      2 inconvenénients :
      1. les morceaux de potirons se dissolvent dans le riz durant leur cuisson et ça donne une sorte de rijstpap orange
      2. en les cuisant à part, on peut leur donner une saveur (celle des lardons et/ou de l’huile de noix ou d’autres ingrédients : poisson, fruits de mer …) qui se diluera en dernière minute dans la préparation finale.

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